Posté le 01.05.2008 par regassem
Le muguet indique la fin de tout chagrin et le retour de la sérénité.
Le rossignol attendrait le premier muguet avant de vivre ses amours.
Le muguet est gage de bonheur.
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Posté le 24.04.2008 par regassem
C'est une tragédie ! » s'écria Elie
« Tu te trompes » rétorqua l'ange « Il n'y a pas de tragédie, il y a seulement l'inévitable. Tout a sa raison d'être. C'est à toi de savoir distinguer ce qui est passager de ce qui est définitif. »
« Qu'est ce qui est passager ? » demanda Elie
« L'inévitable »
« Et qu'est ce qui est définitif ? »
« Les leçons de l'inévitable » sur ces mots l'ange s'envola.
Paulo Coelho
Posté le 13.04.2008 par regassem
Celui qui vit dans l'imaginaire partage plusieurs vies.
Une seule lui échappe: la sienne
Posté le 13.04.2008 par regassem
''La musique est une loi morale, elle donne une âme à nos coeurs, des ailes à la pensée, un essor à l'imagination. Elle est un charme à la tristesse, à la gaieté, à la vie, à toute chose. Elle est l'essence du temps et s'élève à tout ce qui est de forme invisible, mais cependant éblouissante et passionnément éternelle.''
Platon
Posté le 05.04.2008 par regassem
ON NE PEUT PAS MARCHER EN REGARDANT LES ETOILES QUAND ON A UNE PIERRE DANS SON SOULIER
Posté le 23.03.2008 par regassem
Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbes.
Chacun d'eux portait sur son dos une enorme Chimere, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.
Mais la monstrueuse bete n'etait pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles elastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes a la poitrine de sa monture; et sa tete fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers esperaient ajouter a la terreur de l'ennemi.
Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai ou ils allaient ainsi. Il me repondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'evidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils etaient pousses par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse a noter: aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrite contre la bete feroce suspendue a son cou et collee a son dos; on eut dit qu'il la considerait comme faisant partie de lui-meme. Tous ces visages fatigues et serieux ne temoignaient d'aucun desespoir; sous la coupole spleenetique du ciel, les pieds plonges dans la poussiere d'un sol aussi desole que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie resignee de ceux qui sont condamnes a esperer toujours.
Et le cortege passa a cote de moi et s'enfonca dans l'atmosphere de l'horizon, a l'endroit ou la surface arrondie de la planete se derobe a la curiosite du regard humain.
Et pendant quelques instants je m'obstinai a vouloir comprendre ce mystere; mais bientot l'irresistible Indifference s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accable qu'ils ne l'etaient eux-memes par leurs ecrasantes Chimeres.
Charles Baudelaire
Posté le 25.02.2008 par regassem
A quand ce monde où personne ne vous fait de reproches ?
Oh, il me tarde déjà que le paradis approche !
Et cet ange qui me tient si fermement la main,
Il ne l’a pas lâché depuis l’petit matin.
On monte à travers nuages et ciel bleu
C’est si beau que je n’en crois pas mes yeux,
J’aimerais tant que mes amis soient avec moi,
Mais je me suis envolée toute seule cette fois.
Yeah ! Serait-ce des ailes qui me poussent dans le dos ?
L’ange mystérieux me lâche la main plus on monte haut.
Vais-je enfin voler de mes propres moyens ?
Je l’espère tellement.Signe qu’approche le lointain.
Tout devient plus beau, plus calme, plus blanc.
Je vole et visite tout lentement,
Je n’ai plus envie de partir d’ici,
Je suis si bien dans ce paradis...
Je ne sais pas qui a écrit cela mais si quelqu'un peut m'éclairer...
Posté le 27.01.2008 par regassem
Ce qui rend les amitiés indissolubles et double leur charme est un sentiment qui manque à l'amour: la certitude.
Honoré de Balzac
Posté le 13.01.2008 par regassem

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.
Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.
"Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'habiter Lisbonne? Il doit y faire chaud, et tu t'y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l'eau; on dit qu'elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu'il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir!"
Mon âme ne répond pas.
"Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l'image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons?"
Mon âme reste muette.
"Batavia te sourirait peut-être davantage? Nous y trouverions d'ailleurs l'esprit de l'Europe marié à la beauté tropicale."
Pas un mot. - Mon âme serait-elle morte?
"En es-tu donc venue à ce point d'engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal? S'il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort.
- Je tiens notre affaire, pauvre âme! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l'extrême bout de la Baltique; encore plus loin de la vie, si c'est possible; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu'obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d'un feu d'artifice de l'Enfer!"
Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie: "N'importe où! n'importe où! pourvu que ce soit hors de ce monde!"
cHARLES bAUDELAIRE
Posté le 07.01.2008 par regassem
Les voeux sont de l'espoir
et on oublie bien vite
le passé sans savoir
qu'il n'est pas de mérite
Ce
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